Thierry, tu déconnes

Réaction à l’interview de Thierry Marx, parue dans La Croix, « Le discours sur le bio me casse les oreilles »

Thierry tu as pété une durite ? Tu dis le bio ça « te casse les oreilles » ? T’es fragile dis !

Tu dis on « te tartine [de bio] à toutes les sauces » ? On a pas les mêmes confitures au matin mon grand ! 

Près du bio, loin du cœur 

Mec t’as raison, quand on achète bio, ça vient souvent de loin ! Les citrons ils sont d’Espagne et les tomates d’Italie. J’ai le moral à zéro, comme toi, je t’assures. Mais compte pas sur moi pour pour acheter intensif et pesticides, laisse béton. 

Ce qui me casse les oreilles à moi, c’est qu’on nous a dit qu’on pouvait pas faire autrement, qu’il fallait nourrir la planète. Résultat : notre consommation de pesticides à augmenté de 12% sur la période 2014 à 2016 par rapport à 2009-2011.

Il a fallu attendre le ramdam de L214 pour voir un jour peut-être voir nos élevages en cage disparaître.

Hey Thierry ressaisis-toi ! Ca va venir le bio, 6,5% des exploitations en 2017 contre 2% en 2009. A ce compte l’ami, la moitié de ton assiette à la maison de retraite elle a plus de trace de pesticides chimiques. Ça le fait grave non ? Regarde le beau dessin ci-dessous, y’a un paquet de fermes qui s’y mettent !

Faut se renseigner, qu’il disait !

Ah mais je suis bêta, toi tu sais où qu’on produit bien. Tu « t’intéresses aux producteurs » et tu sais « comment ils travaillent ». C’est bien connu c’est notre faute si on le fait pas. Ils devraient nous dire aux supermarchés, qui sont les mignons producteurs qui n’ont pas « essayé » de se faire labelliser. Et s’ils le disent pas, tous les samedis on devrait tous aller chez le producteur voire s’il a de la poussière sur lui et des cochons heureux

Je t’ai compris Thierry

En vrai c’est de bon coeur ta déclaration. Je te comprends. En tant qu’acheteur t’es proche du producteur, et tu constates des choses qui vont pas. Cela t’offusques de voir tes courgettes venir d’Allemagne, parce que tu les achètes par dizaine de kilos. 

Pour les traiteurs, restaurateurs, c’est quasi impossible de passer en tout bio à recettes constantes au quotidien. Pour maintenir la chaîne d’appro, faudrait en effet se sourcer ponctuellement très loin et/ou payer très cher. 

Mais le bon cœur, Thierry, ne suffit pas à dire des choses justes. Un jour le bio sera la référence de production en France. Tu seras sûrement à la retraite et moi j’aurais que des cheveux gris. Mais ce jour-là je te paierai un verre de vin chimique. C’est comme ça qu’ils les appelleront, au zinc d’en bas, les vins d’après le ban de 2042. A’ciao Thierry.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s