Etude sur les traiteurs : on sait enfin qu’on en sait rien.

Je lisais au début de cette semaine l’étude de Businesscoot sur le marché des traiteurs en France intitulé « Etude sur le marché des traiteurs en France ». Bien qu’ils aient manqué de mentionner MyTraiteur, merveilleux traiteur en ligne, leur rapport a le mérite d’être parcouru. Je prends cependant mes distances avec, voici pourquoi.

A la lecture du rapport, un élément m’a frappé. Du marché des traiteurs-organisateurs de réception (TOR), nous ne savons rien. Ou si peu. Le marché est fortement atomisé (je pique le vocable de l’étude), c’est-à-dire que les TOR sont des nains économiques : faibles revenus, effectifs réduits, zones de chalandise quelque part entre la commune et le département. Nous, acteurs TOR, ne faisons pas la couverture des médias nationaux. Nos « affaires » restent secrètes car nous n’avons pas l’obligation de publier nos résultats (statuts SARL, capital familial…).

De plus, les barrières à l’entrée sont faibles, laissant un nombre important de nouveaux acteurs arriver sur le marché chaque année, 2000 selon l’étude. Les marges sont faibles (selon mes sources officieuses glanées ci-et-là) et le secteur pâtit des faux-airs de lendemain de fêtes de gilets jaunes, selon les gueules de bois ressenties depuis le début de l’année 2019.

Dernier point captivant, que MyTraiteur s’évertue de solutionner : la forte imperméabilité du secteur aux évolutions technologiques du monde qui nous entoure. De ce point de vue, l’étude de Businesscoot voudrait bien me donner tort en citant quelques innovations ponctuelles. Pourtant je persiste. Le marchés des traiteurs est resté relativement immuable alors que nous sommes cernés :

  • le monde de la livraison a déjà fait sa mue technologique
  • dans tous les secteurs s’adressant aux particuliers (B2C), les boutiques en ligne sont devenues un standard
  • les chefs restaurateurs grand-étoilés sont devenues les stars des écrans
  • les modes de consommation de la vente à emporter vivent une révolution

Les traiteurs, eux, n’ont presque pas bougé, tel un roseau devant les mutations de notre temps. A moins d’un rapide changement des pratiques de tous, sous l’effet de la prochaine tempête économique ou rupture technologique à venir, les dégâts seront conséquents.

Un commentaire sur “Etude sur les traiteurs : on sait enfin qu’on en sait rien.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s